dimanche 30 novembre 2025

ECOLES ET COLLEGES

 


Cours de dessin au début du 20eme Siecle Musée CARNEVALET de Paris

AVERTISSEMENT
Les établissements et les situations décrits ci-dessous sont ceux d’il y a  plus d’un demi siècle. L’enseignement de ceux qui subsistent aujourd’hui ne se fait plus séparément filles et garçons. Il n’est plus question de confession dans la sélection des élèves quoique l’orientation reste fidèle aux principes du catholicisme. 

ECOLE ET COLLEGE 

Alors que l’actualité regorge d’éléments liés à l’école, nous tombons sur un vieux dossier sentant le papier moisi dans lequel se trouvent des vieilles photos de classe et des carnets scolaires ainsi que de la correspondance épistolaire dans ce sujet.

Mais quel fut le quotidien de ces visages  figés sur le bromure d’argent ? Avant de les passer à la reconnaissance faciale de notre IA préférée sans plus de succès, attachons nous à l’un d’eux que nous nommerons Michel.

Photo de Classe en 1945

Voici donc notre écolier, Michel, quelque part sur les rangées de l’estrade de cette photo de 1945. La guerre vient de finir. Il a quoi? dix ou onze ans, peut-être plus. Sa scolarité depuis qu’il est rentré en classe s’est faite devant le portrait d’un vieux Monsieur à moustache à qui, chaque matin, il devait reciter un texte auquel il ne comprenait rien ou chanter une espèce de marche militaire. On lui a appris à se jeter sous la table dès qu’il entendait la sirène ou à courir vers les caves.  Il devait reconnaitre les panneaux et leur sens écrits dans une langue qui n’était pas celle de sa famille. Dehors, il y avait ce grand type tout en vert, casque et mitraillette qui était là au carrefour à l’heure de la sortie des classes. Après, il fallait marcher, marcher, marcher. Heureusement qu’on lui a dit que son père est revenu de son travail à l’étranger car il n’a pas reconnu ce gars qui maintenant signait ses carnets de notes et lui collait des tornioles quand il faisait pleurer sa mère.

Les signatures des èleves présents sur la photo. Certains signent avec la croix scout de France.  Il se peut qu'il y ait des survivants sur cette liste auquel cas nous les saluons avec un grand respect.


Et puis quoi? Ah oui, Comme Michel est issue  d’une famille de fonctionnaires catholiques, il va à l’école “du curé”, c’est à dire un établissement ‘libre’ géré par des religieux. Hiver comme été, il porte une veste et un pantalon court avec une paire de chaussettes longues tricottées et des chaussures en cuir épais avec des fers dans les semelles pour ne pas les user et dès le collège, la cravate est obligatoire. La discipline est sévère et les loisirs très encadrés. On ne lui dit rien des dernières années et il ne comprend toujours pas pourquoi ses ‘libérateurs’ ont détruit sa maison et tué sa mami et son papi sous leurs bombes.

Bref! sur la photo de 1945 Michel sourit largement, vivant pleinement l’instant présent comme tous les enfants. Au centre, un ecclésiastique à la tête de zombi à qui on hésiterait de lui demander de nourrir son chat entouré de deux jeunes et beaux garçons, préfets (surveillants) de la dite école. La composition est parfaite: au centre de ces petites âmes le représentant de la divinité entouré et protégé par deux éphèbes au visage grave. On imagine par vagues concentriques autour de la triade (comme dirait Monsieur Pervers) classés par ordre de mérite les personnalités déjà bien marquées, du chouchou au cancre. Cette constatation arbitraire est contredite par un tri logique: les petits devant, les grands derrière : tous visibles devant l’impartialité de l objectif; l’imagination fera le reste.

Même photo de classe dans la même classe  de la même école 20 ans aprés ...

20 ans ont passé et notre Michel version 66 n’a pas changé depuis 1945. Toujours en veste-cravate, la différence est qu’on l’a averti qu’il devait en porter le jour de la photo.  Pour ceux qui ont oublié, ceux qui sont déjà passés et qui font la même taille leur prêtent la leur. Le petit curé de 1945 est passé chanoine et il y a même de femmes profs et visiblement, il y a plus élèves.  Les chouchous et autres fayots ou lèches-culs cafteurs gravitent plus que jamais autour de la collégiale.


Notation


L’autre soir à la télévision l’humoriste BOODER venu faire la promotion de son livre “AH, L’ECOLE...” narrait comment ses mauvaises notes lui valaient de solides corrections de la part de ses parents.  Il venait ainsi ajouter son nom aux brasse-bouillon, poil de carotte, Remi, Cosette, et autres Soyer et Twist de la liste des enfants martyrisés. Notre Michel n’échappe pas à la règle. Ses faiblesses dans son apprentissage sont systématiquement mis en exergue par ses professeurs et son succès, voire son excellence dans certaines matières minorées ou passées sous silence. C’est un effronté qui fait ce qui lui plait à leur dire. 

Le carnet de notes : toujours BIEN, mais....
GARE à la danse!

Du coup, l’amour parental qu’il n’a de cesse d’espérer se transforme en calvaire à chaque remise de carnet et les coups pleuvent ainsi que les brimades et punitions. Preuve est faite que les admirables écrits de Bazin, Renard, Malo, Twain, Dickens et Hugo (entre autres) ne servaient en rien la cause enfantine du moins dans les lieux éducatifs, et même légitimaient une certaine violence. Songez, l’élève Michel a du se cacher pour lire Vipère au poing qu’il avait subtilisé dans la bibliothèque de son père. Cet ouvrage diabolique mettant en cause l’autorité parental et l’image maternel ne pouvait exister aux yeux de certains.


Punition rétorsion

Bon... les gars, vous le nourissez pas assez le p'tit!


Sans doute les années de guerre modernes ont-elles marquées plusieurs générations notamment les classes du milieu. La rétorsion vécue durant ces funestes années marquaient la limite ultime en dessous de laquelle presque tout était permis. Une violence mesurée était alors tolérée, voire recherchée y compris de la part des encadrants scolaires. Michel par sa différence est une cible de choix:

A 6 ans il est collé le dimanche pour avoir dit un gros mot à sa maitresse qui le harcelait.

Plus tard il sera mis au coin, mis au fond de la classe, placé sous le bureau du maitre.

Il a eu droit à se faire frapper le bout des doigts réunis avec une règle.

Le supérieur de l établissement lui cassera le nez parce qu'il ne baissait pas les yeux

Son prof d’anglais ecclésiastique lui cassera un balai sur le dos sans raison avouée

Son prof de philo, un père catho,  le frappera au visage pour une mauvaise passe lors d’un match de basket intra-scolaire


Harcèlement


On a coutume de dire: la vie c’est comme la cour de l’école. Il est vrai que les menteurs, les traitres, les voleurs, les profiteurs et même les assassins ont tous été un jour à l’école. La noble institution qui tente de faire de nous des humains ne saurait faire de différence au regard des principes inscrits sur ses frontons surtout celui d’égalité. Ses professionnels n’auront donc de cesse d’essayer de faire entrer tous les œufs dans la boite sans apercevoir que seule la boite peut être modifiée. Bien sur, cette approche est schématique mais beaucoup s’accordent a dire que les règles que s’imposent les humains ne sont pas celles de la nature.

Doux Jésus: cet insolent rafle 2 premiers prix et est 4 fois sur le podium! Sortez moi ce poète-musicien nul en Maths et écriture ; il n'a pas sa place dans la normalité!


Pour ceux qui sont issus de grandes famille, les relations entre frères ou sœurs est souvent de nature conflictuelle. Sans revenir sur les grands auteurs cités plus haut, les émissions pour la jeunesse décrivent parfaitement ces conflits, des Sisters aux Loud’s et de Molusco à Bob éponge (pour ne citer que les plus accessibles). Michel qui a lu Pagnol et Genevoix vit par intermittence la vie idyllique des petits Marcel et Maurice du Château de ma mère et de la boite à pèche et celle chaotique de Brasse Bouillon de Vipère au poing.

Michel et son cercle composé de voisin(e)s cousin(e)s et frangin(e)s de différents âges joue son rôle, fantasque et blagueur, jamais violent. La joyeuse bande fréquente les mêmes écoles et ses bravades font le jeu des plus petits qui dénoncent les plus grands eux-mêmes chargés de la surveillance immédiate des plus petits. La plus part du temps, c‘est pour couvrir leurs bêtises; genre: “j ai mis le feu mais c’est Michel qui m’a donné les allumettes” ou “il m’a dit que je pouvais faire ça”. L’innocence étant systématiquement reconnue aux plus jeunes, Michel se retrouve plusieurs fois embringué à tord dans les récits des “cafteurs”.

Va-t-on à l'école comme on va à l'armée et y être condamné?
 

Et voila Michel convoqué en conseil de discipline pour avoir troublé la classe en lançant une boule puante.  Le voici debout en face de ses profs alignés façon cour martiale sans possibilités de se défendre (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) pour entendre une sentence  : viré! On en profite pour ajouter à cette condamnation les allégations mensongères des petits en les parfumant de sous-entendus putrides, se débarrassant ainsi d’un témoin en pleine adolescence de la violence de la gouvernance dans le contexte revendicatif de la fin des années 60.


Internement


Billet d'admission en cours en cas de retard. L'admittatur est un mot latin signifiant qu'une personne avait suffisamment de connaissances pour être admis à l'enseignement pour devenir prêtre. 



Michel a choisi la grande valise en contreplaqué rouge de son grand père pour rejoindre son lieu de privation en province que ses parents ont choisi en accord avec leurs précédents conseillers scolaires (?) . Comme en taule, il a un numéro: 303. Il peut rejoindre sa famille le dimanche après la messe et peut revenir le lundi matin mais comme ça fait chier ses parents il rentre le dimanche soir. Le premier retour, il n’y a personne pour l’accueillir et quand il voudra s’allonger dans la grande chambre qu’il partage avec son frère accusateur, son lit aura disparu et ses pauvres affaires déménagées au grenier. Pourquoi garder ton lit et ton espace si tu n’es pas là? Ah? en plus profiteur ...

Il lui faudra définitivement partager son espace avec la centaine de joyeux camarades de chambrée dans une saine conscience ouverte de 7h du Matin à 21h le soir. Il ne vivra pas l’exaltation générale post-68 et la libération des mœurs. Voilà comment on brise les existences en éliminant au nom de la profitabilité ce qui nous gêne alors que c’est nous qui gênons. 



mercredi 1 janvier 2025

Bonnes fêtes de fin d'année

 

La colonne Vendôme sous la neige à Paris Novembre 2024.

samedi 21 décembre 2024

Joyeux Noël

 


Soutien à Paul Watson (sea sheperd) sur une bouche à air de métro parisien au pied de la tour St Jacques
Tout arrive à qui sait attendre : Souvent, il y a quelques raisons d'esperer.

dimanche 30 juin 2024

A la recherche de Marie de MAGDALA


Marie-Madeleine



Le massif de Sainte Baume et son monastère accroché à l'à-pic


Mais quel est le rapport entre le Massif de Sainte Baume, fière montagne de Provence semblable à celle de Sainte Victoire à Aix, et Marie de Magdala, première des femmes entourant Jésus de Nazareth à le soutenir et dernière à l’accompagner dans la mort.

Fresque de la coupole de l'église de la Madeleine à Paris

 On la connait dans la capitale avec le chef d œuvre architectural qu'est l'Eglise de la Madeleine vouée à son adoration. Un tibia de la sainte est même exposée  a ceux qui désirent se recueillir auprès de cette relique.

La Madeleine: L'autel et le reliquaire

On sait aussi que des moines de VEZELAY, à la fin du IX eme siècle, ont voulu mettre en sécurité une partie des restes de cette disciple de Jésus en l'emmenant de la Provence où des invasions Sarrasines provoquaient le pillage des lieux de cultes chrétiens, dans l'actuelle crypte de la basilique Sainte Marie-Madeleine. 


Sculpture en marbre représentant le ravissement de Marie-Madeleine à Paris.

Les historiens nous rapportent qu’elle fut embarquée de force dans un bateau avec quelques proches de Jésus et laissée dériver sans gouvernail sur la Méditerranée.
Ainsi le vent nous apporta Marie-Madeleine, du nom du lieu de son origine : Magdala, avec ses compagnons sur les plages de Marseille.



Le monastère est alimenté par un treuil qui permet de remonter 
les marchandises lourdes de 100 mètres plus bas


Si son existence auprès de Jésus est indubitable et attestée par les textes anciens relatant la vie de ce dernier, son parcours après la disparition de son mentor foisonne d’anecdotes, notamment celle qui veut qu’elle vécut les 30 dernières années de sa vie en pénitence (*) dans une grotte perchée au milieu de l’abrupt de la montagne de sainte Baume culminant à plus de 1 000 mètres.


La grotte




La mise au tombeau : Marie , sa mère tenant le cadavre de son fils supplicié et 
Marie-Madeleine essuyant ses pieds de son incroyable et longue chevelure .


Il n’y a pas de route pour accéder a la grotte mais un sentier aménagé qui serpente au milieu d’une forêt protégée depuis des siècles. C’est donc sous les ombrages qu’il faut gravir pas à pas ce raidillon en prenant soin de s’arrêter pour reprendre votre souffle sur une trouée au bord de l’à-pic vous laissant entrevoir un immense horizon sur notre belle Provence.


On est jamais seul sur ce chemin de pénitent car la qualité de haut lieu historique attire une multitude de pèlerins et de curieux ainsi que des farandoles de bambins amenées ici dans un but pédagogique. 


Songez : 2 papes et 2 rois, Saint Louis et Louis XIV sont passés là !


Marie de Magdala au pied de la croix reconnaissable à sa longue chevelure.


600...700...800...900 mètres on y est ! L’endroit est magique. Les Dominicains entretiennent divinement les lieux.


Pèlerins sur l'esplanade (M-M est-elle parmi eux?)

Nous attendons à bas bruit la fin d’un office avant de pénétrer dans la grotte alors que quelque mégère enrichie raconte à voix forte ses déboires sur son téléphone hors de prix ou rentre et sort en brandissant celui-ci toute lumière allumée pour faire un selfie.

              
               
                                  


L’intérieur de la grotte est bluffant. De multiples statues célèbrent la beauté légendaire de la Sainte qui est le sujet d’innombrables œuvres d’arts figurant la chaste féminité.




Un petit bout d’os et une mèche de cheveux à l’intérieur d’un splendide reliquaire permet aux pèlerins d’approcher la réalité de la légende.




Nous quittons les lieux alors que des groupes de petits scolaires encadrés par une jeune religieuse écoutent en silence les yeux écarquillés la merveilleuse histoire du site.


    

La descente est plus paisible ce qui nous permet de botaniser. La flore de la Provence est tout de bon unique et exceptionnelle surtout au printemps.


Saint Maximin

Panneau au dessus de la porte  de la basilique de Saint MAXIMIN
représentant Marie -Madeleine enroulée dans son incroyable chevelure
 en vanité. (préparation à la mort)

Puisqu’on suit Marie de Magdala à la trace, nous avons entendu dire qu’à Saint Maximin, une crypte renfermerait la véritable tombe de l’apôtre chrétienne dans une crypte sous la basilique de saint Maximin.



En quelques minutes nous sommes sur le parvis de cet imposant édifice qui semble ne pas avoir été terminé. 


Avant d’y pénétrer nous faisons un tour de la petite ville où nous trouvons de quoi reprendre des forces auprès d’aimables hôteliers souriants et décontractés. C’est ça aussi la Provence…



L’intérieur est gigantesque. Les œuvres d’arts de qualité sont multiples et dans un état de conservation exceptionnel.

Broderie de la chape de St Louis d'Anjou représentant les 3 M, Marie, Marie-Madeleine et Marthe venues oindre le cadavre de Jésus et trouvant son tombeau vide. A droite, Marie de Magdala, un flacon d'huile parfumée à la main.

Le clou est la crypte de Marie Madeleine. Protégé par de lourdes grilles en fer forgées, l’accès au caveau se fait par un petit escalier en pierre.



 A l’intérieur a peine une dizaine de personnes peuvent tenir dans la pénombre de l’excavation. 

Le reliquaire de Magdeleine renferme 3 reliques :
Son crane, des cheveux et un morceau de peau à l'origine collé sur le front.
On dit que la peau de la Sainte est restée intacte juste là où le Christ ressuscité a posé sa main pour la repousser alors qu'elle se jetait à ses pieds avec ces mots "noli me tangere" (ne me touche pas)


Au fond, une châsse renferme dans un surprenant buste doré évidé aux longues boucles le crane de la Sainte. L’atmosphère est lourde, intense. 
        

Les bras tendus avec les téléphones tombent et quelque soit la personne l’attitude change radicalement pour la stupéfaction et le recueillement devant ces restes poignants que nous allons tous devenir.

Graffitis autour de la crypte et sur les piliers dont des fers à cheval emblèmes
des compagnons venus embellir la basilique.

Ouf ! A la sortie de l’église le soleil brille et nous sommes heureux d’être vivants car sûrement d’autres merveilles sont a découvrir en Provence.


Cette basilique n'a pas révélé encore tous ses secrets. Depuis peu, les découvertes se succèdent et alimentent l'actualité. Nous n'avons pas pu nous-mêmes faire un tour complet des merveilles de ce bâtiment et nous y retournerions  avec encore plus de curiosité.

(*) Souvent les personnes pieuses, de quelque religion que ce soit, sont assimilées à des personnes recluses vivant cachées au yeux du monde, évitant les contacts et absorbées par leur contemplation. Est ce pour cela que certains les croient insociables. Bien des personnes âgées ou dans la souffrance s'isolent et redoutent le regard de leurs contemporains et pourtant elles font bel et bien partie d'une frange de la société. L'insociable est en action CONTRE la société et peut être une personne en vue, méprisant ses semblables et l'idée qu'une société protège aussi ses citoyens fragiles. De même, la détestation de certaines idées ou comportements ne signifie pas nécessairement le rejet de la société entière. Marie de Magdala était riche et a été un soutien de son mentor Jésus ce qui n'a pas empêché cette femme au destin exceptionnel et soumise aux cruautés de l'existence de finir sa vie simplement, loin de ceux qui pourtant étaient en admiration devant elle.

lundi 11 mars 2024

VISITE AU SALON DE L’ AGRICULTURE 2024


Le tramway T3 nous emmène ce mercredi à la Porte de Versailles au Parc des expositions où l’événement se tient. Nous arrivons devant les sas d‘entrées où les queues de ceux qui ont réservé leur billet sont bien plus longues que celles des guichets.



Nous sommes accueillis par d’immenses coccinelles mutantes rescapés des néonicotinoïdes qui viennent faire des câlins et des selfies pour le plus grand plaisir de la foule.

Rendez-vous a été pris au stand de l’Occitanie.


Le groupe musical DEL FUEGO

Là, nous nous trouvons au beau milieu d’orchestres de rue claironnant à tout va une musique dynamique d’une grande qualité. Çà met le feu à l’heure de l’apéro ces bandas qui, sans aucune sonorisation, déploient un répertoire complexe avec force et virtuosité.


Le salon est immense et il y a plus de 1 000 exposants : impossible de tout voir, il nous faudrait plusieurs jours pour tous les visiter. Du coup nous décidons de cibler notre visite sur les animaux.

Nous quittons le pavillon des régions où l’ambiance est devenue si dense qu’on doit gueuler pour se parler.



C'est plus feutré aux pavillons des animaux. Il faut dire que le public est sensibilisé au bien-être animal par de multiples affichettes invitant à respecter leur habituelle quiétude. 


Tout ces gens, ça m'énerve!!!

Dans le coin des éleveurs , nous avons admiré de splendides spécimens de Chats attendant leur tour pour les concours dans des petites cages en verre.


Puis nous avons le droit à une démonstration de dressage de chien policier. Un peu plus loin, des éleveurs se font photographier avec leurs chiens de concours, tous d’espèces d’une incroyable diversité.


Bon, dites moi où est le derrière et où est le devant... C'est pour lui mettre sa médaille.

Après un arrêt fraîcheur auprès de nos amis brasseurs du Gâtinais produisant un excellent breuvage admirablement équilibré : la gâtine, nous voilà au pavillon des grands animaux. Nous voulons voir Oreillette la vache vedette du salon.


Tu as vu, Ginette. On est en promo chez Lidl, Leclercq, carrefour, SuperU et Intermarché!
Oui Blanchette; mais on ne sait toujours pas là où on est les moins chères! Bouze alors!

 Nous tombons sur des phénomènes bovins, des bêtes d’une tonne cinq, machines à viande avec un fessier démesuré, de quoi nourrir un régiment de 5 000 arquebusiers! 


Ces bovins extraordinaires font l’objet de tous les soins par leur soigneur, généralement une personne jeune qui paraît minuscule à coté de ces mastodontes. 



Çà doit être passionnant de s’occuper de ces animaux exceptionnels. 


Ils sont toute une troupe de tout jeunes gens déplaçant les bêtes vers les aires de concours ou le stand de traite avec maîtrise. Çà fait plaisir à voir.



Les moutons ne sont pas en reste et on mesure ici leur nombre de race et l’étrangeté de leur aspect. 



Massif, à tête noire, des Landes ou de prés salés, à cornes ou sans, ils sont tous différents parfois minuscules comme ceux d’OUESSANT de la grosseur d’un chien.




On est bien loin du petit nuage avec une tête et 4 pattes des dessins enfantins.




Hue cocote! Dans un autre pavillon, ça sent bon le crottin. Nous en aurions bien pris un seau pour les plantes de notre balcon mais on nous a dit que ça ne peut pas voyager dans le Tramway (nous ne voyons pas le problème…). 





Les démonstrations équines se succèdent sur le plateau réservé à cet effet. Gendarmerie, débardage, police montée urbaine et garde forestier, transport touristique, désherbage des vignes, culture maraîchères ; le cheval et l’âne ont encore une belle place dans notre société. 




Ces géants de 800 kilos fendent la foules massée dans les allées sans bousculer quiconque pour aller rejoindre leur stalle.




Un peu plus loin, ce sont des lapins géants et d’autres à peine plus gros qu’un cochon d’inde. Il y en a même dont l’épaisse et fine fourrure sert a confectionner des pulls : l’Angora.


Les PIPOLES


De temps à autre, on remarque un petit attroupement autour d’un stand. On nous dit qu’il y a une personne connue, généralement du monde politique. 


Blondin : "Moi quand j'étais un chti gars, j'ai demandé un tracteur à pédales pour Noel à mes parents"
Frisotin:"Oh Non!: Pas encore l'histoire du tracteur! Ca fait 10 fois que je l'entend celle-là, Tant pis, c'est bon, moi je dors!

On s’aperçoit vite qu’il y a plus de personnes tenant une camera ou un micro que de badauds attirés par le sujet. 


C'est quoi déjà son nom? Ah oui! ca me revient: C'est OREILLETTE !

Il y a une grande différence entre ce que l’on voit sur les écrans et la réalité. Les journalistes captivés par leur sujet ont tendance à donner une importance et une dramaturgie à ce qui est une paisible flânerie au cul des vaches. 


Viens voir, y'a Laurent Ruquier! qu'il est beau...
Mais non c'est pas ça, c'est Laurent ... euh...machin-truc en Z!
1 partout tous les deux: c'est bien un Laurent...


Un cadrage presque à touche-touche a l’aide d’objectif à champ large donne l’impression de profondeur. 


T'as vu, c'est la Miss monde de France!

Sauf pour la visite de Miss France 2024 entourée d’une foule admirative et enjouée, ce sont 2 douzaines de péquins max qui sont mobilisés pour écouter la bonne parole politique, le nombre étant proportionnel à celui des petits fours en distribution. Les questions fusent: «c’est qui lui déjà?» «son nom… non pas de celle-là ,,,, celui de la vache».


                                                         Visite du petit chaperon rouge:
Bonjour Madame la Meuh. Pouvez-vous me donner un peu de votre beurre dans ce petit pot? C'est pour ma grand mère qui habite de l'autre coté du bois de Vincennes. C'est pour qu'elle vote pour moi à l'élection de Miss récré de mon école.
"Meuuuh oui!" dit le loup déguisé en vache.

Ouf! Le bruit, la chaleur, la foule, c’est soûlant . Dire que pour voir tout ça en condition réelle, vous prenez votre vélo ou le RER vers le terminal et vous y êtes! 

Malgré tout, c’est à vivre au moins une fois.